
Les Femmes de Fitou #4 – Domaine La Rochelierre
Emilie FABRE
Votre vision du métier en tant que femme
Notre métier de vigneronne indépendante est très prenant, souvent épuisant mais grâce à la passion qui nous anime, on arrive à mettre de côté ces moments difficiles… Notre chance est d’avoir un métier avec plusieurs casquettes (agriculture, vinification, marketing, commercial et secrétariat)
En tant que femme, comment vivez-vous votre métier aujourd’hui ?
Ce métier me permet aussi de jouer mon rôle de maman car en étant à notre compte, on peut avoir nos enfants qui grandissent à nos côtés.
.Y a-t-il eu des défis particuliers, des évolutions marquantes ou au contraire des évidences dans votre parcours ?
Mon parcours scolaire est tout autre (maitrise en STAPS) mais au fond de moi j’ai toujours su que je voulais être vigneronne comme ma tante.
Quelle relation entretenez-vous avec votre terroir au quotidien ?
Malheureusement, la partie administrative me prends trop de temps.
J’y passe peu de temps mais c’est un réel bonheur que de voir les vignes depuis mon bureau, tous les matins et tous les soirs, je traverse le carignan avec plaisir.
Qu’est-ce qu’il représente pour vous, humainement et professionnellement ?
Le terroir ? Il est aride et sec, un peu comme les paysans qui le façonnent mais à la fois tellement attachant et changeant !!!
Que signifie pour vous faire partie de l’AOC Fitou ?
Fitou est pour moi une grande famille même si nous n’avons pas tous exactement les mêmes préoccupations si on est sur la partie maritime et montagne, on a plaisir à se retrouver.
Comment percevez-vous l’identité de l’appellation et son évolution au fil du temps ?
Fitou est la belle endormie, on entend souvent : « votre Fitou ce n’est pas le même que buvaient les grands parents », à l’époque il était un vin de gibier, austère, puissant, aujourd’hui il est plus sur le fruit et la fraicheur. Sa notoriété a encore du chemin à faire mais ceux qui connaissent le Fitou d’aujourd’hui en ont une bonne image.
Si vous aviez un message, une valeur ou une expérience à transmettre aux générations futures (ou à ceux qui découvrent le métier), quelle serait-elle ?
Ce métier est un métier de partage, je leur conseillerai de ne pas se lancer seul ou seule car on a besoin d’échanger souvent, de se conforter et à deux on est toujours plus fort et on va souvent plus loin… Alors je lui dirai « fonce avec quelqu’un sur qui tu peux compter ! »


